les sénateurs destituent leur président, en invoquant « sa déficience mentale »
Qui veut noyer son chien l’accuse de la rage, dit le proverbe. A Madagascar, qui veut se débarrasser d’un adversaire l’accuse d’être fou. C’est ce qui est arrivé au président du Sénat qui avait eu l’audace de révéler, lundi 9 octobre, avoir subi des « pressions » et des « menaces de mort » de la part de membres du gouvernement, qui l’ont poussé à ne pas exercer le pouvoir par intérim jusqu’à l’élection présidentielle. Herimanana Razafimahefa avait, en effet, à la surprise générale, déposé le 8 septembre une lettre de renonciation auprès de la Haute Cour Constitutionnelle (HCC), invoquant des « raisons personnelles ». Lettre qu’il souhaite aujourd’hui…